Pavie  Une histoire de jardiniers... 

L’aiga a Pavia…. L’eau à Pavie.

On dit : Pavia, país de las canlèvas ; Pavie, pays des quoi d’ailleurs ?

Les canlèvas (cigogniers en français, شادوف « chadoufs » en arabe) sont des systèmes de leviers, contrepoids et seaux pour puiser l’eau. La nappe phréatique étant près de la surface ce système permettait de puiser rapidement de l’eau pour le maraîchage, et Pavie en aurait compté plus de 200 jusqu’à la moitié du XXème siècle. Leur origine issue du retour des croisades prête à douter, le génie humain permet des inventions similaires en divers lieux. Le dispositif est d’ailleurs connu sous le nom de cegonha au Portugal, mezzacavallo en Italie, brunnenschwegel en Allemagne, vippebronden au Danemark, kutostor en Hongrie, cumpana en Roumanie. En France même, les désignations vernaculaires reconnues sont cigogne, cigonha, canlèva, banlèva, manlèva, grua, brimbale. Ce dernier terme, attesté en Charente, a émigré outre Atlantique au Québec avec le dispositif.

A Pavie, on a aussi lo Gèrs, lo Cedon, lo Sosson e lo Pisharòt, modestes ruisseau ou petite rivière qui déborde, parfois. Une dernière chose, il y a encore moins de trente ans subsistaient des restes des fossés de la bastide qui servaient de réserve d’eau ; las putzacas (la dernière était à l’angle de la rue du moulin et de la rue du repos, l’ancien camin de ronda). L’adduction a supprimé la pompe publique près de la mairie et les puits des jardins (putz deus casaus) devenus terrains bâtis.

 

Joan-Miquèu Espinasse.

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